L’IA vous fait vriller ? Vous n'êtes ni fous, ni nuls, ni seuls
Voici Punchline, la newsletter du duo Punchie. Nous sommes Félix et Jean, entrepreneurs et coachs depuis 8 ans, spécialisés dans l'amélioration de la performance des dirigeants et dirigeantes à travers les interactions et la communication. Notre mission : soulever les bonnes questions, décrypter les dynamiques d'équipe et aider les leaders à gagner en lucidité et à prendre des décisions.
Vous pouvez aussi nous retrouver en audio et en vidéo dans notre podcast Punchtime, où l’on traite des dilemmes de la vie de dirigeant. Dans le dernier épisode, on parle de la confiance envers les employés avec Graffi Rathamohan, CEO de PNY, et on se fait retourner le cerveau en live.
Bon. Il est grand temps qu’on parle d’IA.
Et surtout : de l’effet de l’IA sur les dirigeants.
Parce que c’est quand même un peu la cata.
Mais commençons par l’essentiel : ça ne sera pas un article de gros rageux réacs. On évitera les clichés type “et l’intelligence humaine dans tout ça ?”. Chez Punchie, nous ne sommes pas par principe contre l’intelligence artificielle. Ne serait-ce que parce qu’on ne peut – comme vous – pas se permettre de l’ignorer. Mais en revanche, il faut quand même qu’on réagisse.
Parce que si la promesse de l’IA, c’est une promesse d’accélération, de simplification et d’amélioration de la vie, ce qu’on voit, nous en ce moment, coaching après coaching, c’est tout l’inverse. Des dirigeants surmenés, en panique ou sous tension, paralysés, virulents ou éparpillés, assaillis d’injonctions violentes et contre-productives et de menaces existentielles.
C’est un sujet massif, c’est un sujet important : on a envie d’y consacrer non pas un, mais deux articles.
Ce premier article n’a qu’un seul but : vous montrer que si le sujet de l’IA est en train de vous rendre dingo, vous n’êtes ni fous, ni nuls, ni seuls. Celui du mois prochain nous servira à vous proposer quelques pistes de réflexion, et quelques solutions concrètes pour ne pas vous laisser engloutir.
Nous, on parle à des entrepreneurs tous les jours : des personnes qui, par nature, et par obligation professionnelle, s’informent, se forment et ont les deux pieds dans les évolutions technologiques. Des personnes qui non seulement doivent, mais aiment être “dans le coup” et sont toujours à l’affût de moyens de faire mieux, plus vite.
Donc des gens qui, par rapport à l’IA, font partie des points jaunes et rouge sur ce graphique de Noah Epstein.
Il est utile, ce graphique : pour relativiser déjà, et pour comprendre qu’on se parle d’une minorité ultra-informée et ultra-consciente des enjeux de l’IA.
Sauf que les personnes ultra-informées sur l’IA sont aussi les plus bastonnées d’injonctions et de prophéties apocalyptiques sur le futur de leur entreprise et le futur du travail. “Ta boîte est dead dans 1 an si tu ne t’y mets pas maintenant”. “XX% des jobs vont disparaître à moyen-terme”. “Telle boîte a déjà divisé ses effectifs par 2 grâce à l’IA”. “Si t’es pas déjà en train de tout changer dans ton entreprise t’es déjà en retard”. La menace que son business devienne duplicable, obsolète ou remplaçable est une menace rien de moins qu’existentielle qui pèse sur beaucoup d’entrepreneurs.
Il est donc bon de rappeler une chose : on sait que les opportunités offertes par l’IA seront grandes, mais vu que personne ne peut prédire l’avenir et que le champ évolue en permanence, on est aujourd’hui dans une situation qui ressemble à une ruée vers l’or à l’aveugle ET sous stéroïdes. On ne sait pas où on va mais il faut absolument y aller, et vite. Les émotions sont fortes, les informations contradictoires, et un paquet de gens font leur biz aujourd’hui en tirant parti des peurs que l’IA génère.
Pas étonnant donc, d’après ce qu’on observe, que beaucoup de dirigeants oscillent en permanence entre ces trois états, auxquels va donner des noms de personnages pour dédramatiser un peu :
C’est un mélange de paralysie et de frénésie. Paralysie parce qu’on veut avancer (et surtout vite) mais on ne sait pas par où commencer, quoi prioriser, quelles décisions prendre (décisions qui vont de “à qui je paye des outils dans ma boîte ?” à “est-ce qu’on se préoccupe de questions réglementaires ?”). Frénésie, parce qu’on n’est pas inactif, au contraire, on peut même avoir l’impression d’être dans l’action : on lit, on écoute, on regarde tout ce qu’on peut, on vibecode jusqu’à pas d’heure, on est au courant de tout mais concrètement, dans les faits, pour sa boîte… on ne fait rien.
Ça, c’est une sorte de froideur absolue. On regarde les enjeux en face et le couperet tombe : l’IA va tout changer, et il y aura des gagnants et des perdants. Pas d’émotion, pas de décision : on se dit qu’il va forcément y avoir de la casse, on se dit que ceux parmi les équipes qui ne savent pas saisir l’opportunité dès maintenant ne seront probablement plus là d’ici un an.
En bref, c’est “marche ou crève” vis-à-vis de ses employés. On les a prévenus, on leur a donné des outils, on ne comprend pas pourquoi ils mettent du temps à les adopter voire sont carrément réfractaires alors que leur avenir en dépend… mais tant pis pour eux.
Face aux prophéties tragiques, on peut aussi essayer de sauver tout le monde. Personne ne sera laissé sur le bord de la route, au contraire : on va tous progresser ensemble. L’énergie est là, l’intention est belle, mais l’attitude est un poil paternaliste et mène aux mêmes frustrations : on donne tous les outils, tous les moyens aux salariés, on les incite à s’y mettre… et on comprend mal pourquoi tout le monde ne saute pas dans le train du salut avec nous.
Le problème n’est évidemment pas de se plonger dans l’IA et de réfléchir à son impact sur sa boîte — ça, ça fait même partie du rôle du dirigeant. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, on est encore dans une phase relativement exploratoire : le domaine avance à toute vitesse mais les applicatifs métier concrets sont encore limités. Sauf que le mélange “menace existentielle”, “beaucoup d’infos à absorber” et “peu d’applications” ça donne un cocktail de type non pas mojito mais molotov, car les risques de cramage sont intenses.
Le premier dommage collatéral est pour le dirigeant lui-même. Parce que quel que soit l'état dans lequel on se trouve parmi ceux qu’on vient de lister, le résultat est le même : on peut se retrouver à y passer un temps fou sans avancer d’un iota. Le sujet de l’IA semble infini, et en prime il bouge tout le temps : il est donc facile de tomber dans un vortex quand on essaye de rester dans le coup. Et alors tout y passe : les soirées, les week-ends, le temps perso… Passer ses nuits à vibecoder sans but clair, absorber tous les contenus sur le sujet, laisser sa vie de côté sous une pression intense, c’est la recette pour un bon gros burn-out.
En prime, pendant ce temps, les vraies responsabilités – celles d’aujourd’hui – passent à la trappe sous la pression d’un futur encore incertain. On est tellement happé par le FOMO, par l’idée qu’il y a quelque chose à cracker, maintenant, que tout le reste devient secondaire. On a l’impression de bosser pour sa boîte, mais en plus de s’épuiser, on abandonne son rôle, dans la vie comme en tant que dirigeant.
Le deuxième risque collatéral, c’est celui de brûler ses équipes. Car quand on agite une menace existentielle sans donner les moyens pour y faire face, tout ce qu’on crée, c’est de la détresse et de l’épuisement.
Ça semble rude, comme sentence, mais accrochez-vous, on ne fait que commencer. On ne va pas mâcher nos mots sur la suite car c’est important. Pour un dirigeant, passer un message “marche ou crève” (“l’IA, il faut monter dans le train maintenant, votre job en dépend”), c’est faire trois choses qui peuvent être très dommageables :
Parler de la mort : un entrepreneur est en permanence confronté au risque de la mortalité de sa boîte, c’est bien normal : c’est son taf. Mais l’un de ses rôles c’est d’en protéger ses employés. On attend d’un dirigeant à la fois de faire bouclier et d’apporter des solutions, des pistes, un espoir, une vision. De dire : “Les temps sont difficiles MAIS…”. Décréter simplement “il faut vous mettre à l’IA sous peine de…”, sans aider sur le comment, c’est proférer une menace existentielle sans solutions.
Nier leur réalité : on peut avoir l’impression d’avoir filé un paquet d’outils d’IA à ses équipes et ne pas comprendre pourquoi elles ne s’en emparent pas. Mais c’est oublier une réalité fondamentale : le rôle de dirigeant, c’est la stratégie, il a donc les moyens (c’est même son taf) de se tenir à jour et d’apprendre. Et tous ceux qui l’utilisent le savent : pour progresser sur l’IA, il faut tester, se planter, réessayer, itérer, explorer… Ça coûte un max : en temps comme en outils et en crédits. Les équipes, elles, sont en delivery : elles ont des tâches à accomplir, des deadlines à tenir, des clients à satisfaire, bref, des problèmes d’aujourd’hui, à traiter maintenant. Leur donner des injonctions à se mettre à l’IA sans leur donner ni temps ni moyens, c’est non seulement inutile mais contre-productif.
Les surcharger émotionnellement : les outils s’amoncellent, les conseils pleuvent, mais sans plan clair, sans but et sans structure, c’est juste un bruit assourdissant fait d’impératifs et de menaces, et tout ce que ça crée, c’est de la sidération, de la peur et de la panique.
Résultat : tout le monde peut finir cramé. Le dirigeant par l'IA, les équipes par le dirigeant.
On a dit que le but de cet article, c’était de déculpabiliser. Eh bien c’est maintenant que ça se passe. Car si autant d’entrepreneurs traversent autant d’émotions fortes et d’états intenses en ce moment au sujet de l’IA, c’est parce que beaucoup, beaucoup de forces structurelles sont à l'œuvre. Petit tour d’horizon, vous allez voir, il y a du matos.
Il y a un paradoxe cruel dans tout ça : les dirigeants les plus touchés par la panique IA sont souvent aussi les meilleurs. Ce sont ceux qui ont une vision, qui anticipent et ont une grande envie d’accélération. Se projeter, c’est leur force, mais avoir les deux pieds dans les enjeux de l’IA comporte un piège : se retrouver à vivre dans un futur qui n’est, par définition, pas encore là. À dessiner tous les scénarios possibles, les menaces, les opportunités, on reste coincé dans une temporalité décalée, avec deux risques : que le futur ne corresponde pas à ce qu’on avait prédit (c’est d’ailleurs souvent l’un des défauts persistants du futur), et laisser glisser les enjeux bien réels du présent, compromettant dans le même mouvement ses chances pour l’avenir.
Et ce n'est pas comme si tout allait bien par ailleurs. Les dirigeants sont en première ligne de beaucoup du bordel actuel, et ils s’en prennent plein la poire depuis un moment déjà : contexte géopolitique anxiogène, enjeux sociétaux et climatiques qui s’empilent, recalibration du marché suite à l’abandon du “tout croissance”, économie en dents de scie, incertitude permanente… À la proue d’un bateau battu par les éléments, leur santé mentale a déjà pris quelques rafales, et la menace qui accompagne le sujet de l’IA n’arrange rien dans tout ça.
Ajoutez à ça la peer pressure d'un microcosme entrepreneurial qui peut être particulièrement violent sur ce sujet. Quand tout le monde autour de soi est ultra-informé (et qu’on en oublie qu’on fait partie d’une minorité), on peut facilement se faire shamer parce qu’on n’a pas suivi la dernière info ou qu’on ne connaît pas le dernier outil, ou avoir l’impression que tout le monde est en train de réaliser des transformations drastiques et qu’on est à la traîne. Cette pression intense (et parfois hautement exagérée) rend la lucidité encore plus difficile.
On en a déjà parlé plus haut mais ça fait du bien de le redire : les prophètes du doom ont généralement quelque chose à en tirer. Le FOMO est alimenté :
par les Sam Altman et compagnie qui ont bien compris qu’ils avaient un avantage financier très concret à faire de grandes annonces apocalyptiques. Déjà parce qu’étrangement, ça les aide à lever des fonds, et ensuite parce que c’est auto-réalisateur : plus ils montrent qu’ils sont le futur, plus les gens utilisent leurs outils, plus les outils s’améliorent. Mais aussi
par toute une tripotée de vendeurs de pioches et de pelles dans la ruée vers l’or : outils révolutionnaires, formations transformatives, solutions miracles, points de vue visionnaires, contenus exclusifs, tout est bon à vendre aujourd’hui pour amplifier puis exploiter la peur légitime qu’ont les entrepreneurs de rater le train.
On espère que tout ça vous aide un peu à dézoomer, ou a minima à vous sentir moins seuls et moins nuls. Parce que vous n’êtes probablement ni l’un ni l’autre.
Si ça a gratté un peu, mais que vous ne savez pas exactement où vous en êtes sur l’échelle du cramage, voici quelques questions qu’il peut être utile de se poser pour évaluer son degré personnel de panique face à l’IA :
Est-ce que ça vous agace fort quand une personne autour de vous, a fortiori quelqu’un de votre équipe, dit ne pas utiliser l’IA ? Est-ce que ça génère des émotions intenses, type colère, frustration ?
Est-ce que vous ne vous sentez bien que quand vous êtes en train de bosser sur l’IA ? Vous vous retrouvez à vibecoder pendant des heures, ça prend du temps sur votre vie perso… mais d’une part vous avez l’impression de faire quelque chose d’utile, et en prime ça vous apaise ?
Est-ce que vous avez parfois l’impression de perdre votre temps quand vous êtes face à des problématiques humaines classiques ? À la fois parce que ça vous semble inefficace, et parce que vous vous dites que vous seriez plus utile si vous étiez en train d’utiliser l’IA ?
Est-ce que vous avez l’impression de ne pas être loin d’y arriver, que vous allez bientôt trouver LA solution IA qui va tout changer et que ça devient une obsession, au point que les problématiques de management habituelles vous semblent secondaires ?
Est-ce que vous avez tendance à vous reposer sur une promesse future de l’IA pour résoudre magiquement les problèmes d’aujourd’hui ? De type “nos charges sont trop élevées mais l’année prochaine avec l’IA, ça va baisser” ou “on a un gros problème de product mais les outils IA vont régler ça bientôt” ?
Pas de calcul complexe pour les résultats : si vous avez répondu “oui” à rien qu’une seule de ces questions, alors c’est qu’une part de votre rôle de dirigeant est peut-être en train de vous échapper. La première étape, c’est de s’en rendre compte.
Si cela vous inquiète, et que vous avez envie d’identifier des solutions qui marcheront pour vous et pour votre boîte, faites-nous signe : on accompagne de plus en plus de dirigeants sur le sujet de l’IA, en coaching ou en séminaire intensif, pour y voir clair dans ce sac de nœuds technologique et émotionnel. On a vraiment envie de vous aider et de vous épauler dans tout ce bordel. Dans l’article du mois prochain, on va envisager quelques hypothèses pour reprendre la main sur ce sujet.
On a quelques billes à vous partager.
La première c’est de se rendre compte que l’IA, comme toute évolution technologique, c’est un train qu’on peut rattraper à la prochaine gare, quoi qu’en disent les prophètes du doom. Vous pouvez décrocher quelques semaines, même quelques mois, et on vous l’assure, vous réussirez à rattraper en route. Ça sera même peut-être plus facile, tant les IA progressent vite et deviennent toujours plus simples à utiliser. Là où tout votre environnement vous force à une accélération au risque de faire n’importe quoi, vous avez tout à gagner à prendre un peu de recul et un peu de temps pour faire un vrai plan, et reprendre la marche mieux, un peu plus tard.
La seconde, c’est de ne pas oublier la promesse de l’IA : vous faire gagner du temps sur les tâches basiques pour pouvoir vous consacrer aux trucs importants. Alors n’oubliez pas les trucs importants : la stratégie, le management, votre famille, votre vie perso. Nous ne sommes pas les seuls à l’observer : la recherche commence à montrer que l’usage de l’IA dans le travail, loin de faire gagner du temps, intensifie le travail le fait même déborder sur le temps perso… ce n’était pas censé être le but.
La dernière bille, ça serait un petit prompt. Oui, pourquoi pas ? Après tout, l’IA n’est pas si mal placée pour vous aider à comprendre vos usages. Demandez à votre LLM favori son avis sur où vous en êtes. Tenez, on vous file un prompt, gratos, à adapter selon vos préférences (on ne prétend pas être à votre niveau, hein) :
"Bonjour Claude/Gemini/Chat/etc. Je dirige une entreprise, et j'utilise l'IA intensément ces derniers temps. J'aimerais que tu m'aides à évaluer si mon rapport à l'IA est sain.
Tu peux te baser sur l’usage que tu observes chez moi si as les infos (quantité de prompts, fréquence, sujets abordés…), mais avant toute forme de réponse, pose-moi toutes les questions nécessaires (au moins 10), en commençant par des questions fermées puis des questions ouvertes. Attends ma réponse pour passer à la question suivante, et adapte-la en fonction de ce que je te dis. Interroge-moi de façon très concrète, pour mieux comprendre :
- le temps que je consacre à l’IA
- sur quel type de tâches et dans quel contexte
- quels sont les effets sur ma gestion de la boîte et sur ma vie perso
Si une info te manque, demande-la moi.
Seulement quand tu estimes avoir suffisamment d’informations pour poser un diagnostic personnalisé, fais une analyse structurée sur ces points :
- mon niveau de dépendance ou d’obsession
- les risques concrets pour mon rôle de dirigeant
- les effets sur mes employés (pressions, injonction, manque de direction…)
- les risques pour ma santé mentale et ma vie perso
Ne me répète pas ce que je t'ai dit. Dis-moi ce que ça révèle que je n'ai pas dit. Conclus avec :
- une évaluation claire et argumenté de mon rapport à l’IA (sain / à surveiller / problématique)
- 3 à 5 recommandations concrètes et une roadmap pour retrouver un usage plus équilibré si nécessaire, et pour prendre du recul et apporter plus de valeur à ma boîte
Important : sois le plus exhaustif possible, direct, factuel, pas alarmiste mais pas complaisant, ne me ménage pas. Je préfère une analyse dure mais utile à une réponse polie.”
On vous donne rendez-vous le mois prochain pour explorer un peu plus en profondeur les pistes de solution. On prévient d’emblée : si aujourd’hui, dans un monde sous IA, on nous promet des solutions miraculeuses à plein de problèmes, les nôtres vont être terriblement terre-à-terre. En attendant, si vous voulez creuser un peu sur cet état particulier qui fait qu’on court sans avancer, allez jeter un œil à notre article sur le war mode.
A bientôt !
Jean et Félix
Cet article a piqué mais vous a donné envie d’agir ? Ou un sujet vous préoccupe dans votre vie de dirigeant ? Pour faire un call de découverte avec Punchie, c’est ici.
N’hésitez pas à partager cet article autour de vous s’il vous a plu ! Et si vous n’en avez pas encore assez de nous, retrouvez nous sur Punchtime en podcast et en vidéo.